JEAN RONDEAU

Tons Voisins

JEAN RONDEAU

Incontestablement, Jean Rondeau figure parmi les jeunes artistes qui bouleversent le rapport au public dans le monde de la musique classique. Sans jamais transiger sur l’excellence musicale, avec une honnêteté scrupuleuse face aux partitions, le claveciniste français impose une manière unique, soulevant l’enthousiasme des auditoires par une virtuosité renversante, conquérant aussi les mélomanes par une présence dénuée d’afféterie.
Son parcours a été foudroyant. À 21 ans seulement, Jean Rondeau se voit décerner le Premier Prix du Concours International de Clavecin de Bruges (Musica Antiqua Festival, 2012) ainsi que le Prix de EUBO Development Trust, attribué au plus jeune et prometteur musicien de l’Union Européenne. La même année, il est également lauréat du Concours International de Clavecin du Printemps de Prague (2012) dont il obtient le Deuxième Prix ainsi que le Prix de la meilleure interprétation de la pièce contemporaine écrite pour ce concours (preuve insigne, déjà, d’une ouverture qui ne va jamais se démentir).
Il obtient également le prix Révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique Classique en janvier 2015. En 2013, il décroche le Prix Jeune Soliste des Radios Francophones Publiques.
La curiosité artistique de Jean Rondeau s’exprime amplement au fil de sa carrière. Ainsi, il a interprété les concertos baroques avec maintes grandes formations baroques (Concerto Köln, Lautten Companie, Les Folies Françoises, Café Zimmermann, Kammerorchester Basel) mais aussi avec des formations « modernes » (Les Violons du Roy, le Ascher Sinfonie-Orchester, Ascher Sinfonie-Orchester, et bientôt le Philharmonique de Radio France). Il est également passionné par le Concerto champêtre de Poulenc, qu’il a donné par exemple avec l’Orchestre National de Lille ou l’Orchestre de Vladimir en Russie – il reprendra cette œuvre avec le Essen Philharmoniker dans les prochaines saisons.
Sa discographie démontre, d’album en album, une inventivité remarquable doublée d’un discernement incontestable dans la conception des programmes. Il sort son premier disque en solo Imagine consacré à Johann Sebastian Bach chez Erato (il est un artiste exclusif pour Warner Classics) début 2015, puis son deuxième en 2016, Vertigo, consacré à Jean-Philippe Rameau et Pancrace Royer. En février 2017, est sorti son troisième opus, Dynastie, autour des concertos de la famille Bach.
Un album dédié à Scarlatti est sorti en novembre 2018. Son prochain album, avec un vieux complice, le théorbiste Thomas Dunford, est prévu à l’automne 2019.
D’abord élève en clavecin de Blandine Verlet pendant plus de dix ans, Jean Rondeau s’est formé en basse continue, en orgue, en piano, en jazz et improvisation, en écriture, et en direction de chœur et d’orchestre. Ce sont de longues pages de bonheur de ses années d’apprentissage qu’il a parcourues au Conservatoire de Paris ainsi qu’à la Guildhall School de Londres.
En solo, musique de chambre ou orchestre, Jean Rondeau a eu la chance de se produire fréquemment dans toute l’Europe, ses plus grandes capitales et ses grands festivals (Théâtre des Champs-Élysées, ElbPhilharmonie, Barbican Center, BBC Proms, Alte Oper …), ainsi qu’en Amérique du Nord du Sud et en Asie. En mars 2019, Jean fera ses débuts sur la scène du prestigieux Carnegie Hall de New York.
Il se produit également avec l’ensemble Nevermind (prix du Festival de musique ancienne d’Utrecht), ensemble dont il est membre fondateur et dans lequel le répertoire s’oriente principalement vers la musique de chambre baroque du XVIIIe siècle.